Chapitre 5 : Les oiseaux de feu
La Balagne
La Balagne est un nom qui est revenu souvent lors de mes préparatifs de voyage , voilà qu’est venu le moment d’y faire un tour plus approfondi. Mais alors que nous prenons la route, la fumée recommence à faire son apparition et les sirènes au loin retentissent déjà. A peine le temps de lever les yeux que voilà les canadairs occupés à déverser poudre rouge et litres d’eau de mer. Nous sommes déviés et notre promenade commence par un détour. Que cela ne tienne, nous sommes en vacances pour découvrir la région alors profitons-en ! 
Au fil des kilomètres, la nature aride se fait de plus en plus présente, les villages se ressemblent tandis que les petites maisonnettes aux façades de crépis couleur sable se réduisent comme peau de chagrin. La route n’est qu’un dédale de bitume rapiécé de toute part et la largeur des routes a sans doute été calculée sur base des Fiat 500 de l’époque. Je préfère donc rouler rétroviseur rabattu car même avec cela, je dois bien souvent m’arrêter pour être sûr de passer sans casse.
Je suis en train de me dire que cette boucle ne vaut pas la peine, nous commençons à longer la côte, et malgré la route en mauvais état, nous ne pouvons que nous extasier enfin devant ce paysage . Les rochers ocres sont balayés par les vagues et s’enfoncent dans cette eau d’un bleu vif , le décor est magique. Tandis que nous surprenons à nouveau un feu de broussaille le long de notre route , surgit de derrière un rocher, le majestueux oiseau d’acier orange et rouge . Je ne peux m’empêcher de m’arrêter pour admirer le spectacle du ravitaillement en eau de celui-ci. 
La journée s’arrêtera sur cette image assez surprenante qu’on a rarement l’occasion de voir , avant de faire un petit saut dans la piscine et de mettre le barbecue en route ! |