Chapitre 12 : Les terrasses maudites
Corte - Porto - Sagone
L’œil encore à moitié fermé j’ouvre la porte de la caravane et me rends compte que nos voisins aux bolides rugissant sont déjà le nez sous le capot et les bras noircis de cambouis. Mais pour nous c’est l’heure du départ vers Porto. 
La route monte, nous grimpons, celle-ci devient de plus en plus étroite il me semble… les gouttes commencent à perler sur mon front, quelqu’un a coupé l’airco ? même pas… Restons zen, il faut regarder au loin et anticiper. Pourvu qu’il n’y ai pas de véhicule large en sens inverse… prions ! A chaque croisement de voiture, je dois m’arrêter et serrer la paroi.
Les kilomètres défilent, nous découvrons un petit lac , puis plus loin une petite rivière surplombée par un pont de pierre sur lequel nous passons. Ohhh regarde, ils sont en train de se baigner dans la rivière ! Ni une ni deux je parque l’attelage, maillot ajusté et serviette sur le dos, je ne manque pas de tremper les mollets dans cette eau limpide (oupsss mais c’est qu’elle est froide en plus !).
Les esprits rafraîchis nous traversons une épaisse forêt de sapins, le décor change, c’est magnifique et voilà qu’enfin je découvre mon premier cochon sauvage ! Je le mitraille avant de m’apercevoir quelques kilomètres plus loin que le reste de la famille est dispersé dans ce lieu magique . Vous aurez donc normalement la chance de les croiser sur cette route forestière qu’est la forêt d’Aïtone!
Nous arrivons à notre camping qui nous annonce que c’est complet. Nous nous rendons donc en contrebas dans ce camping que je visite préalablement. « il me reste un emplacement » me renseigne le jeune homme sueur sur le front. « Je vais vous montrer » me dit-il. Me voilà occupé à monter une dizaine de paliers par des escaliers éparpillés aux grés des tentes et des buissons. |